• Chris

Entreprises, que nous dites-vous ?


A l’issue d’une enquête menée entre le 1er mars et le 31 mai 2013 auprès de cadres d’entreprise de tous secteurs, en France, une tendance claire se dégage : ces responsables économiques veulent innover, se protéger, survivre et retrouver des perspectives de long terme. Dans le cadre de discussions informelles, en face à face ou au téléphone, deux thèmes étaient systématiquement abordés :

– Dans quelles situations faites-vous – ou feriez-vous – appel au conseil ? – Parmi les offres « Projet d’entreprise », « Audit de projet stratégique », « Audit de projet Lean », « Animation d’appel d’offres », lesquelles privilégiez-vous ?

En ne retenant que les trois premières réponses de chaque interlocuteur et en les regroupant a posteriori par affinité, la synthèse des réponses à la première question figure sur le diagramme suivant.

Cas de recours au conseil :

L’innovation et le partage d’expérience viennent légèrement en tête des préoccupations des opérationnels acheteurs de conseil en France. Ils disent avoir besoin de nouvelles idées non encore exploitées, être curieux de partager d’autres expériences et être soucieux d’appliquer les bonnes pratiques. Dans le secteur des télécommunications, l’objectif de grands acteurs historiques est par exemple de compenser un écart de performance irrattrapable creé par de nouveaux entrants légers et agiles ; ils estiment avoir plus de chances d’exister en exploitant la puissance de leurs équipes de R&D qu’en tentant de rejoindre leurs nouveaux concurrents sur le terrain du low cost, chose qu’ils font malgré tout en segmentant mieux leur offre. On observe le même phénomène en banque de détail, avec dans les deux cas des enjeux avant tout organisationnels et stratégiques.

La réaction à une menace vient immédiatement après. Certains ont un métier menacé par la conjoncture dans leur essence même, par exemple dans le secteur des marchés de capitaux ; des spécialistes pointus cherchent à se reconvertir ou tout au moins à diversifier l’activité de leurs services ou établissements. D’autres, proies potentielles, veulent préparer des fusions – acquisitions probables. Des patrons de fonctions opérationnelles veulent comprendre et / ou justifier un écart de performance avec la concurrence ; afin de préserver leur capacité à opérer, ils veulent aussi conserver leurs meilleurs collaborateurs tentés par les conditions de plans de sauvegarde de l’emploi : connaitre la cartographie des compétences clé des organisations devient alors un enjeu majeur. Enfin, 2012 et le début de 2013 sont considérés par ces décideurs comme un tournant décisif dans l’essor du commerce en ligne en France ; le tabou de la pérennité des réseaux physiques de vente vole en éclats et tout est possible, alors qu’il y a un an à peine les mêmes dirigeants continuaient à affirmer qu’ils ne seraient pas affectés avant longtemps.

Pour 18% des interlocuteurs, leur entreprise ou leur département est en crise. Pour eux, ce sentiment domine souvent et n’est que rarement cité en deuxième ou troisième réponse. Les situations sont variées ; ces crises se traduisent par un PSE en cours, par la mise en place de nouveau S.I. ayant gravement dégradé une performance, par l’exercice d’un métier à l’image étrillée par la crise ou par une brutale chute de rentabilité.

La quête de sens est la dernière motivation mobilisant plus de 15% des personnes consultées. Il s’agit de donner une identité à un regroupement d’entités disparates, de reconnecter une équipe au besoin des clients, de donner des perspectives à des collaborateurs en manque de repères ou de définir et de communiquer des objectifs clairs et surtout durables.

Une surprise : le bien-être au travail n’est pas un sujet prioritaire

Seulement 3% des réponses évoquent le sujet du bien-être au travail. Ce faible score est il est vrai en partie compensé par les 17% de réponses dans la catégorie « quête de sens ». Plutôt qu’un désintérêt de la question, il s’agit plutôt du sentiment que les consultants n’ont pas forcément une grande valeur ajoutée dans ce domaine, compte-tenu de leur réputation de travaillomanes acharnés. Cela doit changer.

Les offres préférées

Le projet d’entreprise et l’audit de projet stratégique remportent les suffrages. Un déficit de vision est déploré d’une façon générale. Les Présidents et Directeurs Généraux sont plus perçus comme de super-commerciaux que comme des stratèges et certains d’entre eux l’avouent même dans l’intimité. Pour conserver sa légitimité en temps de crise et d’incertitude, le patron descend dans l’arène et redevient opérationnel. Son obsession du résultat trimestriel l’y oblige. Pour compenser son absence au poste de stratégiste en chef, le concept du « Chief Reason Officer » (cf Luis Gallardo, « Brands & Rousers ») est même inventé afin de veiller à l’alignement du positionnement de l’entreprise avec les tendances du marché, rôle auparavant dévolu au chef d’entreprise.

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